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Identifiez-vousLundi 26 Sept. 2022 - 02:28:45

Le mot du président

C’est en tant que nouveau président de l’Actium du Grand Marché de Provence que je me réjouis de m’adresser à vous. Je tiens tout particulièrement tout d’abord à envoyer mes remerciements aux adhérents ainsi qu’aux membres du conseil d’administration pour la confiance qu'ils m’ont accordé. J’ai voulu faire évoluer le nom du Grand Marché de Provence car l’évocation négative que véhicule le mot cluster ne renvoie pas une image positive de notre organisation, ainsi l’Actium remplace le Cluster. L’Actium du Grand Marché de Provence fédère à ce jour plus de 80 adhérents répartis au sein de 7 collèges représentant les métiers des filières agricoles et agroalimentaires de Provence (production, négoce fruits et légumes, distribution alimentaire, logistique, industrie agroalimentaire, services et institutionnels) ainsi que nos partenaires sociaux. L’Actium c’est 675 millions d'euros de chiffre d'affaires pour 4 828 emplois directs. L'objectif principal de l’Actium est de rassembler, structurer, animer et promouvoir les actions des opérateurs du territoire et de co-construire le projet du Grand Marché de Provence en incarnant la vision des acteurs économiques. Le véritable projet de développement économique de notre territoire est bien le redéploiement du MIN Grand Marché de Provence. L’attente est forte de la part des professionnels du monde économique dans son ensemble, ne nous y trompons pas, les infrastructures actuelles sont vétustes et obsolètes et si nous voulons faire entrer nos filières agricoles et agroalimentaires de Provence dans une nouvelle dynamique, alors nous devrons accompagner et soutenir sans faille ce nouvel outil territorial structurant.   Dans la crise sanitaire sans précédent que nous traversons, notre filière a montré toute son efficacité et toute sa réactivité.

Des producteurs, des expéditeurs, des exportateurs présents sur le MIN à 5h du matin, un grossiste qui démarre à minuit pour préparer les commandes de détaillants locaux ou de détaillants qui se rendent sur les marchés de plein vent. Des stations de conditionnement qui agréent, tracent, calibrent et normalisent les produits frais. Des transporteurs ouverts 24h/24 et qui acheminent par train, par bateau, par camion nos productions sur notre territoire comme dans d’autres destinations, des plates formes qui réceptionnent et relivrent des magasins...   Bref le quotidien des femmes et des hommes de nos filières, permet à chacun d’entre nous, de s’alimenter en toute sécurité en produits frais et cette banalité est apparue au grand jour.

Avec le confinement, cette banalité est devenue en enjeu crucial, une priorité nationale et locale. Notre défi est d’accompagner et de participer à la transition de la chaine alimentaire de notre territoire.

L’Actium devient l’interlocuteur privilégié et incontournable de nos filières locales. Car il est bien là l’enjeu de demain, Comment faire en sorte que le consommateur de notre territoire identifie rapidement les produits de sa région   ? Il nous appartient donc à travers l’Actium, de promouvoir la marque Grand Marché de Provence. Cette marque qui répond aux professionnels certes, mais également une marque qui s’inscrit dans un développement durable en harmonie avec les attentes sociétales notamment sur l’origine des produits, de leur qualité en matière de sécurité alimentaire, de la façon dont ils sont acheminés sur les points de ventes, de respect de l’environnement, cela ne vous aura pas échappé, c’est une préoccupation majeure de nos concitoyens. A ce titre je remercie tout particulièrement les collectivités territoriales que sont Terre de Provence Agglomération, le Département des Bouches du Rhône et la Région Sud Provence Alpes côtes d’Azur et bien entendu l'Etat, qui nous accompagnent, croient en ce projet et soutiennent sa réalisation.

 

Vous le voyez à présent, nos objectifs sont clairs et précis, la vision de notre territoire concrète. Cet avenir je veux pouvoir le construire avec vous maintenant pour les nouvelles générations. Car notre motivation ultime doit-être celle-là, en tout cas c’est la mienne. Transmettre aux futures générations, les infrastructures indispensables à leur développement, transmettre une identité territoriale, une culture. Notre jeunesse même si elle est passionnée, a besoin d’espoir et de reconnaissance.

 

Dans le cas contraire, dites-moi avec qui nous comptons nourrir nos concitoyens   ?

 

Stéphane Gori